Demain...

Demain...
Fenêtre ouverte, il fait sombre, long et lent passage de témoin entre le jour et la nuit. Deux mondes qui se croisent, dans lesquels je ne me sens plus inscrit. J'allume une cigarette, ma dernière, je ralentis mes gestes, mouvements incessants répétés tant de fois à avaler du vent. Je pense, à cette journée, sur le point de s'achever, l'esprit tranquille, apaisé.

La fatigue se fait sentir, sentir, l'odeur de la peinture fraiche. Salie, moucheté de blanc, de rouge, je porte un tableau de Rembrandt en guise de vêtements. Appartement de nouveau neuf, refait de la tête aux pieds, économies vidées, ces meubles que je viens d'acheter et ce canapé noir en cuir craquant qui me fait tant craquer. Comme avant, cette drôle d'impression d'être revenu il y a longtemps. Plus jeune, plus heureux, entouré de gens, pas seul, pas comme maintenant.

Je marche dans ce long couloir noir et regarde mes cadres accrochés, éparpillés sur les deux murs, mes souvenir, mon passé qui ne saura plus mon avenir. Emu, de voir que plus j'avance, plus ma vie défile sans discontinue.

Une dernière douche, sous cette eau chaude, brûlante, je me relaxe, la fatigue n'en finit plus de me happer. Face à ce miroir opaque de buée, je passe ma main et me regarde, je m'observe, touche mes rides, de bonheur ou de malheur, je suis creusé, marqué.

Dans cette chambre moi et la glace, maintenant dans le noir complet, je profite de la luminosité de la lune pour m'accompagner à me regarder, cette tenue que j'ai tant porté, j'en ai même tendance à m'en admirer. Voilà le terme que j'ai recherché dans les yeux de mes plus proches, sans y arriver, pas assez de charisme. Emotion, mot dont j'ai été incapable d'atteindre, pas même frôler. Moi, chanteur loupé, jamais reconnu pour son talent ou peut être juste un raté.

Après avoir mangé de la meilleure des façons, je fais un dernier tour dans cet appartement, touche les murs frais et les objets qui en sont composés. Je retourne dans ma chambre, m'allonge sur ce grand lit froid que j'étrenne pour la première fois. Je ferme les yeux, soigneux, j'installe soigneusement mes mains sur mon torse et me tient droit. Les yeux fermés, je sens ma dernière nuit arriver. Dans ma main gauche une boîte de médicament fermement fermée.

Demain, oui demain, je ne serai pas levé...

Dan Pocquet


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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 19:13

Anna...

Anna...
J'observe, légèrement caché dans un coin de ce salon glauque et très peu éclairé, je ne veux pas passer pour ces gros porcs qui se rincent l'½il et le gosier à coup de whisky bien serré. Hors de question, mon côté timide de toute façon, m'oblige à la discrétion.

Sur le podium, ces femmes, qui se trémoussent autour d'une barre en fer, sur un air de musique, bien vulgaire. Et je me baisse, je montre mes fesses et je lève mes jambes, je m'imagine un court instant à leur place, rien que le fait d'y penser, je suis tout essoufflé.

Loin d'être raffiné, pour bosser dans un tel lieu aussi négligeant, il ne faut sans doute pas être regardant. Adepte, comme toutes les femmes, du bon goût, leurs tenues de travail ne sortent pas vraiment de chez Adely mais du supermarché d'à côté, Shopi. Lingerie, voilà un mot comme il est bien choisi. Subtile, sensuelle, un mot qui transpire l'envie et le désir.

Tout d'un coup, un grand silence. Changement d'atmosphère, romantisme et douceur sont devenus les maitres mots, ce qui jette une stupeur auprès de ces hommes près du podium venus là pour une chose, le sexe et la facilité de pouvoir mater ces femmes qu'ils ne pourront jamais toucher.

Une femme fait son apparition, si belle qu'elle retient forcement mon attention et celle des autres cons. De dos, je vois en premier lieu, ces longs cheveux bruns bouclés, soyeux. Ses courbes font d'elle un véritable canon. Mon pantalon est là pour le prouver, si vous en doutez. Elle bouge lentement, sensuellement, elle ne danse pas, elle vole et traverse la fumée de ces cigarettes qui n'ont de cesse de se consumer.

Mon front transpire, mélange de chaleur tellement peuplé dans ce salon et de testostérones qui font monter la pression. Des jambes à en tomber. A la fois fines et musclées, ces talons hauts n'en font qu'en rajouter.

Elle se retourne délicatement, son visage apparait, subitement, mon pantalon n'est plus qu'un glaçon, sur ce podium et cette fille, qui m'a tend stimulé les hormones, se nomme Anna, 18 ans, mon enfant...


Dan Pocquet

# Posté le lundi 13 juillet 2009 15:02

Passe droit...

Passe droit...
Je suis du genre droit, comme la loi. Lundi, je suis le flic qui joue du révolver. Tel un inspecteur Harry dans un magnum force, je tire sur tout ce qui bouge et même ce qui ne bouge pas. Ceux qui en doute, verrons bien, le jour où mon 360 viendra leur titiller le machin. Innocents ou truands, pour moi tout ceci s'apparente à la même chose, car qui vraiment respect parfaitement les lois ? Je dois bien l'avouer personne, mais seule différence entre vous et moi, ma carte de police, mon passe droit, qui lorsque j'interviens résonne à vos oreilles comme un bourdonnement d'insecte, un véritable enfer. Mon passe droit, mon passe pour le n'importe quoi.

Je suis du genre chiant, comme les gens d'antan. Mardi, je suis le vieux qui vous casse les couilles. Tel un retraité ne sachant plus s'amuser, je vous épie de ma fenêtre, vis à travers vous et vous guette, et attention, vicieux jusqu'au bout si je le pouvais, même dans vos toilettes. Je ne fais pas la queue moi monsieur, j'ai 60 ans et à la retraite. Je fais mes courses aux heures de pointes, une manière encore d'être chiant, ou peut être, mon côté actif qui tente de renaitre. Je ne passe pas au passage clouté, et puis quoi encore, je suis vieux et en bonne santé, les voitures n'ont qu'à s'arrêter. La vieillesse, mon passe droit, qui lorsque j'interviens résonne à vos oreilles comme un bourdonnement d'insecte, un véritable enfer. Mon passe droit, mon passe pour le n'importe quoi.

Je suis du genre in, comme le camping. Mercredi, je suis le mec du super marché, en jogging bien serré qui déambule avec son petit caddie. Ma voiture, mon bébé, même ma femme et mes enfants, n'ont pas plus d'importance que ce petit objet. Le tuning, qui s'apparente à un jeu, le bal des horreurs en mal déguisé. Matte la sono comme elle est bonne, de quoi te défriser un Jackson Five ou plutôt de le faire se retourner dans ses quatre planches dorées. Mon autre bijou, ma caravane, pour les vacances, ouah !! A chaque coup je suis en transe, concours du tee-shirt mouillé, dans le bon goût et le second degré, Pastis, d'ailleurs on ne sait plus franchement à quel degré il est, pas même le matin au levé, lorsque j'attaque sans n'avoir toujours pas cuvé. La beauf attitude, mon passe droit, qui lorsque j'interviens résonne à vos oreilles comme un bourdonnement d'insecte, un véritable enfer. Mon passe droit, mon passe pour le n'importe quoi.

Je suis du genre riche, comme papa. Jeudi, je suis le jeune qui fait ses courses sur les champs Elysée, le fait d'être bien habillé est toujours important, mais l'argent ne sort pas de mon porte monnaie, non pas franchement. Mon père, mon salaire. Je passe mes nuits à inquiéter ma mère qui n'a en aucun cas de prise sur moi, mon père, lui, dans ses affaires. Mes nuits, des boîtes à tout-va, je suis le digne fils à papa, décalé par rapport au reste majoritaire de la terre, je tente de prendre des faux airs et des langages à coup de nique ton grand frère ou flute et reflute, j'ai fait tomber mon verre. Oui, mon naturel ressurgit, ça m'exaspère. Mon côté riche que je n'assume pas, puisque d'ailleurs je ne le suis pas, je tente pour le mieux de m'intégrer en suivant l'exemple de ces noirs ou ces arabes enfin bon, de ces émigrés, que je n'aime pas côtoyer. Futur riche, mon passe droit, qui lorsque j'interviens résonne à vos oreilles comme un bourdonnement d'insecte, un véritable enfer. Mon passe droit, mon passe pour le n'importe quoi.

Que mes semaines sont épuisantes, d'être ces caricatures qui ne le sont pas, alors voilà mon passe droit, des week-ends de trois jours. Et au nom de quoi ? Au nom de personne, juste qu'il n'y a pas que les cons qui ont le droit de faire n'importe quoi...



Dan Pocquet

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 15:05

Modifié le lundi 13 juillet 2009 13:58

Envol avant impact....

Palpitations au maximum, mon c½ur va finir par lâcher. Stress, mon ventre se tord, on essore mes boyaux tel un chiffon mouillé. J'ai froid, autour de moi, mes compagnons, c'est la guerre. Dans cette avion au bruit d'enfer, on se regarde tous, peut être pour la dernière. Nous sommes en l'air, pour redescendre mais pour certains, pour mieux remonter, plus haut cette fois.

J'approche de cette porte, un instant je me transporte et pense à ceux que j'aime, en espérant que je pourrais, chez moi, repasser la porte. Je vois mon ami sauter, c'est à mon tour. Face à ce vide, blanc car nuageux, je prends de pleine face ce vent fort et irrespectueux, pourquoi tant d'hostilité, pour nous qui sommes si courageux.

Ferme les yeux, je saute, en moi une sensation de creux, malgré le masque, l'excitation et la descente du stress me tourne la tête. Je regarde avec attention autour de moi, mes compagnons d'armes sont là, comme une fierté d'être présent, je sais au fond, que je suis né pour cela.

Je baisse la tête et je vois. Je vois cette ville que je surplombe, c'est beau mais pas le temps de s'attarder. Je mets mon parachute, mais ? Mais ? Dans mon dos, rien, commence à revenir dans mes idées cette sensation douteuse de légèreté. Mes semblables se font de plus en plus nombreux à m'entourer, comme moi, leur sac n'est qu'en option d'invisibilité. Je panique, je bouge dans tous les sens et agite mes bras de haut en bas. Rien à faire, je descends inlassablement de plus en plus vite, le sol se rapproche. La pression se fait lourde, l'impact, j'interprète avant, ce que sera ma douleur à ce moment.

Tout bien réfléchit, peut être que j'atterrirais confortablement ou plus violement sur une fenêtre, peut être, tel est mon destin, tel un parachutiste en temps de guerre, je sors de mon nuage comme d'un avion militaire, et je descends, je vis qu'un très court laps de temps, c'est ma vie, celle d'une goûtte de pluie...

Dan Pocquet.
Envol avant impact....

# Posté le mercredi 20 mai 2009 07:15

Ma dernière fois...

Ma dernière fois...
Inspire, expire, inspire, expire. Je fatigue. Mes jambes sont lourdes, mon c½ur palpite. Dans ma tête, comme une caisse de résonnance, j'entends, mais cette bulle de plexi glace qui m'enrobe feutre tous ces hurlements, tout devient lointain.

Je cours, je ne dois pas m'arrêter, sous aucun prétexte. Je sens la douleur venir, comme ce point de côté qui vient s'inviter aux festivités. Ma tête est lourde, mon corps est comme ankylosé. Je ne sens plus mes bras, je jette un coup d'½il furtif, oui c'est bon ils sont bien là.

Mes muscles sont tendus, je souffre et alors ? Chaque pas est une épreuve de plus pour mon bien être. La gagne, je ne vis que pour ça. Mon c½ur s'emballe, l'excitation de l'arrivée. Un pas, et encore, toujours un pas, et encore.

De l'eau. Je me verse sur le visage et dans le coup, une bouteille, un coup de fouet est le bienvenu. Je suis mieux, il pleut, j'accélère, je n'entends plus que mes baskets qui flac, flac, dans les flaques. Je pense à ce qui m'est cher. Positive, ne lâche rien. Pense à ces années d'effort, combien tu as galéré pour devenir ce que tu seras dans quelques minutes. Un champion, tel est mon surnom.

Compression, mon cerveau est comme une vielle voiture pour la casse. Je vois flou, ce doit être le soleil qui m'aveugle, c'est bizarre, nous sommes la nuit. Des crampes m'envahissent, mes mollets sont aussi durs que du béton. Béton, face contre sol, voici mon nouvel oreiller, à revoir pour la confortabilité.

Un grand soleil, debout, tête en l'air. Difficile d'ouvrir les yeux mais qu'importe, je veux admirer ce ciel bleu parsemé de coton blanc. Si je pouvais, j'emprunterais le pinceau de Mr Picasso, pour y écrire quelques jolis mots.

Un grand silence. Debout, au milieu de cette route, j'écoute. J'écoute les feuilles qui frétillent, les branches qui dansent et ces arbres qui scintillent. Comme c'est plaisant. Ce murmure lent au rythme si dansant. Met ton casque sur les oreilles, branche-toi aux écorces et profite de cet instant.

Un grand air. Debout, visage fermé, je me déride à ce vent léger et frais, qui me caresse gentiment. Cette main, invisible capable de ravage comme de volupté, frôle ma peau, les frissons me viennent à ce contact si particulier. Si seulement elle pouvait m'accrocher et m'emporter.

Retour à l'enfer. Allongé, au milieu de cette route, un grand boulevard. Des sirènes retentissent et la foule de badauds regarde éc½urée mais intriguée par ce sang qui ne cesse malgré tout de fasciner. Allez y, photographiez moi, je veux que les flashs trépignent et que l'on parle de moi. Bande de vicieux.

Bitume mouillé, mon visage est caracolé au sol. Mes yeux sont fixes et grands ouverts, pupilles dilatées, l'eau de ce ciel noir me coule sur le visage, des gouttelettes fines viennent flouter un peut plus ce qui sera ma dernière image. Des jambes de pompiers qui s'affairent et le bruit de leurs rangers qui claque sur le bêton, une résonnance dans ma tête qui les indiffère.

Je suis là, allongé, sans mouvement, sans force pour leur dire de se taire et de me laisser savourer mon dernier moment, mon dernier instant. En parallèle à une ligne blanche, elle ne porte plus correctement son nom, à cet instant, changez d'appellation, ligne rouge serait plus dans le ton.

Certains le disent, avant de mourir notre vie défile. Mais qu'en savent-ils ? Si tel est le cas, moi je refuse cette hypothèse, je veux avoir le choix, de ce que je veux pouvoir entendre ou ressentir, que dieu fasse pour moi cette exception, juste pour moi, juste pour ma dernière fois...

Dan Pocquet.

# Posté le lundi 18 mai 2009 03:29

Modifié le mercredi 20 mai 2009 03:25

Dans la tête d'un tueur en série...

Dans la tête d'un tueur en série...
Face au miroir je vois. Je vois cet homme sans importance. Je suis. Je suis votre pire cauchemar, celui qui vous traque sans relâche. Pourquoi ? Moi-même je ne pourrais répondre à cette question. Je pense que je suis à la recherche de l'excitation, voilà mon moteur, mon leitmotiv, parce que mon existence n'est basée que sur cela. Je ne vous vois pas comme des êtres humains, je vous chasse, tel un félin derrière sa proie. Je suis là, juste à vos côtés, mais nul le sais, jusqu'à l'instant fatal.

Je sais tout de vous, dès lors que je vous aperçois, votre vie est mienne, vos enfants sont miens, je suis l'homme qui fera de vos misérables et honteuses vies un véritable enfer.

Face au miroir je pense. Je pense que je suis monsieur tout le monde et pourtant je n'ai rien en commun avec qui que ce soit. On peut me définir comme cruel, terrifiant, immonde, sadique ou complètement singlé. Autant d'adjectifs qui me caractérisent et qui flattent mon égo comme une récompense à mes actes plus barbares les uns que les autres.

Mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est ce liquide qui fait de nous des âmes froides ou chaudes. Cette substance rouge dont je raffole de voir l'explosion m'éclater à la figure tel un feu d'artifice de 14 juillet.

Parce que la vie est injuste et que le facteur chance n'était pas de mise avec mon destin, je serais là pour votre dernier souffle. Parce que la société à fait de moi un monstre dénué de toute moralité, je serais là pour votre dernier regard. Vous ne pourrez lutter contre ma férocité.

L'espoir. Voici votre seul arme. L'espoir de ne jamais avoir à me croiser. Mais connaît-on véritablement le sens de ce mot ? Connaît-on, réellement les biens faits de ce qu'il apporte ? Et si c'était ça la vérité, et si ce mot n'apportait rien d'autre que de l'espoir ?

Il est une chose claire à la quelle vous pourriez vous raccrochez. L'expression le dit si bien, l'espoir fait vivre. Oui, d'accord, le tout est de savoir combien de temps...

Dan Pocquet.

# Posté le dimanche 17 mai 2009 05:15

Lance toi...

Lance toi...
Je suis tout proche, lentement je m'avance, d'un pas qui est loin d'être sur, je marche, petit à petit j'arrive. Ne baisse pas la tête, reste droit, fixe un point donné sur cette horizon d'immencité.

Je tremble, je sens mes doigts se geler comme si les degrés descendaient à l'allure d'un sablier. Mes jambes sont à la limite de se figer, reste concentré pour ne pas tomber.

Je respire, mon souffle est court, un masque à oxygène ne serait pas de trop. Je sens que mon crâne se compresse, j'ai mal, je souffre, mes tempes tentent de se rapprocher, mon cerveau va finir par craquer.

Les yeux se ferment, non !! Surtout pas, ne te met pas dans le noir, ça risque d'être pire. Ouvre grand les yeux, pas si facile, ils commencent à pleurer.

Non je ne peux pas, qu'est-ce que je fous là ? Je baisse la tête, oh putain !! Le vide. Mon corps se fige, je ne peux plus bouger, même pas reculer. Je suis là, seul, prés du précipice qui me hape de plus en plus.

Le vide, mon vertige, mon angoisse. Et si je sautais définitivement ? Si j'osais me lancer pour de bon ? Si je suis si proche de cet endroit, c'est peut être que je devais y être ? Mon renouveau ne passera que par là, jette toi, crois en ton destin.

Mais cet inconnu nous fait peur, que nous réserve la vie ? Ce vide à t-il un fond ? Qu'est-ce qui nous attend, un matelas en mousse, ou du bêton comme reception ? Nul ne peut le dire si il ne tente pas, amène ce qui à en toi d'inconscience et de folie, tente l'expérience.

Mais si tu refuses dit toi cela, la peur de l'inconnu ne peut s'arranger si tu ne fais pas connaissance...

Dan Pocquet.

# Posté le vendredi 15 mai 2009 05:11

Modifié le samedi 16 mai 2009 18:06

La nuit, le silence, ma drogue...

La nuit, le silence, ma drogue...
Pas un bruit, juste moi et la nuit. En face à face, droit dans les yeux, je respire et fait le point. Je suis seul face à moi même, face à mes pensées les plus sombres. Les choses les plus enfouies en moi, ressortent tels des morts vivants dans un film de Georges Romero.

Ecoutez, le silence qui vous murmure gentiment à vos oreilles de vous taire. Pas un bruit rien ne filtre, rien ne transperce. C'est inquiètant mais tellement paisible. Je suis là dans la nuit, le noir amène cette ambiance que rien ne peut imiter. Je suis là et je suis bien. La nuit, une drogue à laquelle on prend vite goût. La solitude et ne pas avoir peur d'être seul.

Le silence c'est aussi le bruit, un simple battement de cils peut résonner tel un grand boum. Je m'entends respirer même penser. La nuit ne peut qu'appartenir, qu'a ceux qui n'ont pas peur de se voir tels qu'ils sont. On ne lui ment pas, elle vous oblige à la transparence. Ne pas lui dire la vérité, serait comme vous mentir à vous même.

La nuit, un jeu dangereux, mais qu'importe, lorsque le soleil se couche, que cette solitude m'envahie petit à petit, que le silence se créait aux minutes qui s'égrainent, je vis. Je prends ma nuit comme je prendrais ma ligne de coc, je la renifle comme un besoin vital, de survie.

Mais ai-je eu le choix ? Que faire d'autre que de s'y accomoder ? Que faire d'autre que d'apprendre à l'aimer ? Je ne vais pas me battre contre elle, je me bats suffisament contre mon insomnie...

Dan Pocquet.

# Posté le vendredi 15 mai 2009 05:10

Modifié le samedi 16 mai 2009 18:09